Face au recours à l’article 49.3 pour le budget 2026, Élie Califer justifie son refus de voter la motion de censure par un devoir de responsabilité et de stabilité institutionnelle. Bien que siégeant dans l’opposition, il estime qu’un renversement du gouvernement provoquerait une crise politique majeure, retardant des décisions urgentes pour les territoires ultramarins tels que l’accès à l’eau ou la lutte contre la pauvreté. Pour le député, une période d’incertitude prolongée paralyserait les investissements des collectivités, des hôpitaux et des associations qui dépendent du budget de l’État pour définir leurs actions sociales et écologiques. Ce choix, loin d’être un renoncement, se veut une protection contre la « stratégie du chaos » afin d’éviter à la France et à la Guadeloupe un saut dans le vide sans cap budgétaire clair.
Le refus de censurer le gouvernement permet avant tout de sécuriser des avancées sociales et économiques obtenues de haute lutte par les parlementaires ultramarins, représentant environ 1,5 milliard d’euros de moyens additionnels pour 2026. Parmi ces mesures concrètes figurent le rétablissement de 350 millions d’euros d’exonérations de charges (LODEOM) pour l’emploi, ainsi qu’une dotation exceptionnelle de 15 millions d’euros dédiée au SMGEAG pour améliorer l’accès à l’eau potable en Guadeloupe. Le budget finalisé intègre également des victoires sociales comme le maintien du repas à 1 euro pour les étudiants précaires et la réindexation des prestations sur le coût de la vie. En agissant ainsi, Élie Califer privilégie les bénéfices immédiats pour les classes moyennes et populaires plutôt qu’un geste politique symbolique qui aurait sacrifié ces gains indispensables au quotidien des citoyens.